
L’organisation des Jeux Olympiques d’hiver à Nice suscite de nombreuses questions. Elles sont légitimes. Un projet d’une telle ampleur engage notre ville pour des décennies et ne peut être traité à la légère.
Ma position est claire : je soutiens ces JO niçois, à condition qu’ils soient organisés avec sérieux, maîtrise financière et dans l’intérêt durable des Niçois.
Le projet actuellement porté par la municipalité présente de graves faiblesses : un coût global élevé, des risques importants de dépassements, des équipements surdimensionnés ou mal pensés pour l’après-Jeux, et des décisions structurantes prises sans véritable concertation avec les Niçois.
Certaines options techniques sont particulièrement préoccupantes. Le projet prévoit deux patinoires provisoires à l’Allianz Riviera, ce qui impliquerait des aménagements lourds, coûteux et énergivores. Surtout, cela conduirait à l’éloignement de l’OGC Nice de son stade pendant plusieurs mois, mettant directement en danger l’équilibre sportif et économique du club.
Cette inquiétude est d’ailleurs partagée par Jean-Pierre Rivère, président de l’OGC Nice, qui a alerté sur les conséquences très concrètes qu’un tel scénario ferait peser sur le club, ses salariés, ses supporters et son avenir.
C’est pourquoi je défends une approche alternative et responsable, fondée sur des propositions concrètes permettant de réaliser des économies structurantes par rapport au projet actuel. Ces économies doivent être réinvesties à Nice, pour rénover et développer des infrastructures sportives aujourd’hui trop peu nombreuses et souvent en mauvais état, au bénéfice des Niçois, des clubs et des scolaires.
Parmi nos propositions :
- L’implantation du village olympique au sein de la Caserne Auvare, permettant la création d’une cité étudiante durablement intégrée au tissu urbain, à proximité des pôles universitaires et hospitaliers ;
- La transformation du Palais des Expositions en véritable Palais des Sports, avec l’installation d’une patinoire destinée aux épreuves de patinage artistique, laissant à la métropole un équipement polyvalent et pérenne ;
- La rénovation de la patinoire Jean Bouin, qui pourra ensuite accueillir les scolaires dans les meilleures conditions ;
- Le recours à des solutions crédibles pour les patinoires temporaires, par exemple au stade Charles Ehrmann ou à l’est de Nice, afin d’éviter toute mise en difficulté du club résident et de limiter les investissements sans avenir.
Les Jeux Olympiques ne doivent pas être une opération d’image à court terme, mais un projet solide, tourné vers l’intérêt général et l’avenir de notre ville.
Je sais pouvoir compter sur votre soutien pour porter cette vision exigeante, responsable et fidèle à nos valeurs.