
Le drame qui s’est déroulé vendredi soir aux Moulins bouleverse une nouvelle fois notre ville : deux morts, deux blessés en urgence absolue, trois autres en urgence relative.
Ce bilan terrible vient rappeler une réalité que trop de responsables refusent encore de regarder en face : une spirale de violence s’est installée dans certains quartiers de Nice, nourrie par des années d’aveuglement du gouvernement et d’impuissance de la mairie.
Il faut déclarer la guerre aux narcotrafiquants qui gangrènent nos quartiers et rétablir une autorité ferme.
Depuis trop longtemps, le quartier des Moulins est prisonnier d'une spirale mêlant violence, délinquance, trafics et règlements de compte. Les réponses ponctuelles, comme l’envoi de renforts policiers pour quelques jours, ne suffisent plus. Ce théâtre sécuritaire ne trompe personne. Ceux qui ont laissé cette situation se développer, à Nice comme à Paris, doivent rendre des comptes.
Face à cette réalité, je propose un véritable plan d’action pour reprendre les Moulins en main.
- Dès 2026, nous installerons une antenne de police municipale au cœur du quartier. Présente en permanence, elle dissuadera les criminels, fera reculer les trafics et viendra en soutien à des habitants aujourd’hui oubliés et abandonnés. Dotés de moyens renforcés et de compétences élargies, nos agents agiront en complémentarité étroite avec la police nationale pour faire respecter la loi.
- Le bailleur social Côte d’Azur Habitat sera repris en main, afin que chaque cave et chaque partie commune soient contrôlées avec rigueur, en lien étroit avec les forces de l’ordre. Les trafiquants et leurs familles seront expulsés, sans faiblesse ni complaisance : le parc social ne doit pas héberger ceux qui détruisent la vie des quartiers.
- Parallèlement, plus aucun consommateur ne doit pouvoir fréquenter un point de deal sans risquer d’être identifié et de faire l’objet d’interdictions administratives de paraître. C’est en tarissant la demande, autant qu’en ciblant les réseaux, que nous briserons la mécanique criminelle qui gangrène les Moulins.
- Je demande également un renforcement massif et durable des effectifs de police nationale, à hauteur d’au moins 250 agents supplémentaires dans le département, pour garantir une présence continue sur le terrain et sécuriser durablement le quartier.
- Au niveau législatif, je plaide pour le relèvement de l’amende forfaitaire pour usage de stupéfiants à 1 000 €, afin de frapper au portefeuille les consommateurs et de tarir la demande.
Mais dans ce long combat contre la criminalité, il faut aussi avoir le courage de regarder la réalité en face, en particulier le lien entre immigration et délinquance. L’implication de mineurs étrangers non accompagnés ou de clandestins utilisés comme guetteurs, profitant de leur statut pour échapper aux sanctions, est une réalité que nul ne peut ignorer.
C’est pourquoi je ne cesse de plaider pour le renforcement de nos capacités d’éloignement, notamment par la création d’un nouveau Centre de rétention administrative. Je me félicite que, sous la pression de mes demandes répétées, le ministère de l’Intérieur ait enfin annoncé la construction d’un nouvel établissement à Grasse, offrant des places supplémentaires indispensables à la mise en œuvre effective des expulsions.
Ce combat sera long, mais il doit être mené avec lucidité, courage et détermination. Je refuse que notre ville suive le chemin de Marseille. Je ne laisserai pas Nice devenir une zone de non-droit. Les habitants des Moulins, comme tous les Niçois, méritent autre chose que des promesses creuses et des demi-mesures.
Notre ville mérite une parole tenue et une action durable. Le temps du courage commence.
Soutien aux policiers après la fusillade aux Moulins
J’apporte tout mon soutien aux policiers des Moulins, en première ligne face à la criminalité qui a une nouvelle fois frappé le quartier. Leur engagement quotidien mérite des actes forts, pas des annonces éphémères.
C’est pourquoi je demande l’envoi immédiat de 250 policiers supplémentaires dans le département, non pas pour quelques jours, mais pour une présence durable, capable de rétablir l’ordre et de protéger efficacement les Niçois.

Auprès des habitants des Moulins, confrontés à la loi des dealers
En début de semaine, dans le quartier des Moulins, je suis allé à la rencontre de Fatma Naoui, victime en 2015 d’une balle perdue lors d’un règlement de compte qui a bouleversé sa vie à jamais.
Malgré ce drame, ses démarches de relogement se heurtent depuis des années à l’indifférence : après de multiples courriers, seule une proposition de logement au quatrième étage d’un immeuble sans ascenseur lui a été faite.
Elle vit encore aujourd’hui dans la peur, comme tant d’habitants de ce quartier soumis à la loi des dealers.


