Le mythe de la Côte d’Azur provient avant tout de son génie créatif.
Nice est une ville de lumière, d’une beauté rare, qui a fasciné les peintres, les poètes, les musiciens et les cinéastes du monde entier. Henri Matisse, Jules Chéret, Romain Gary, Niccolò Paganini, Hector Berlioz… tous y ont trouvé une source d’inspiration inépuisable.
Elle a même vu naître un courant artistique majeur, l’École de Nice, avec ses figures audacieuses comme Arman, Ben, Yves Klein ou Martial Raysse, qui ont marqué l’histoire de l’art contemporain.
Nice est une terre de création, et elle doit le rester.
Mais aujourd’hui, la ville s’est endormie culturellement. Elle a perdu son rang.
Nous n’avons plus de théâtre pérenne, il a été détruit et de ce fait, a perdu une très grande partie de ses abonnés. Le MAMAC est fermé pour de nombreuses années. Notre grande bibliothèque est en détresse. Le bâtiment de l’Opéra, joyau architectural et musical, se dégrade d’années en années.
Et nous avons vu, avec tristesse, le titre de capitale européenne de la culture nous échapper au profit de Bourges et Clermont-Ferrand. Tout un symbole.
Avec le Conseil Départemental, j’ai voulu pallier ces défaillances en ouvrant l’espace Lympia sur le port de Nice qui a depuis accueilli des centaines de milliers de visiteurs à l’occasion de grandes expositions. Nous avons également redonné vie au musée des Arts asiatiques, fondé par Jacques Médecin, en le reliant directement à la Promenade des Anglais. Mais cela ne suffit pas. Je veux remettre la culture au cœur de notre avenir commun. Nice a besoin d’un nouveau théâtre, il sera créé dans le site de la Gare du sud.
Nice a aussi besoin d’un nouvel auditorium et Nice a besoin d’un Opéra rénové. D’ailleurs, je me battrai pour l’obtention du statut “d’Opéra national”.
C’est dans cette dynamique que nous relancerons une politique ambitieuse de soutien à la création, tournée vers la jeunesse, les artistes et la transmission et que nous referons des musées de Nice une référence nationale.
Nice doit redevenir une capitale culturelle à part entière. Parce qu’une ville sans culture est une ville qui s’éteint.